T'as croisé un artisan daltonien, un dev qui code avec ses genoux, un architecte sous kétamine ? Dénonce. Archive. Le monde doit savoir.
La mairie a inauguré une "piste cyclable sécurisée" de 500 mètres. Elle commence sur un rond-point à 4 voies où les camions roulent à 70, et se termine brusquement dans un abribus. C'est pas de la mobilité douce, c'est de la sélection naturelle.
Le carreleur a posé 60m² de salle de bain. La pente d'évacuation part du siphon vers les murs. L'eau stagne au centre depuis 3 ans. Il m'a dit : "C'est le niveau qui est comme ça dans votre immeuble."
Pour prouver que je suis bien vivant au service des retraites, le portail 100% numérique me demande d'imprimer un QR code, de le faire tamponner à la mairie, de le scanner en noir et blanc (max 200ko) et de l'envoyer… par courrier postal. Le futur est en marche.
La rampe PMR du nouveau centre culturel a une inclinaison d'au moins 35 degrés. L'architecte jure que c'est "conforme". Si t'es en fauteuil roulant, t'as intérêt à avoir les bras de Teddy Riner pour aller emprunter un bouquin.
La boîte a imposé des mots de passe à 18 caractères, à changer tous les 14 jours. Résultat : l'open-space est devenu une forêt de Post-it jaunes collés sur les écrans avec écrit "Soleil.75!v8".
J'ai commandé un vinyle de collection. L'enveloppe avait un énorme sticker rouge "NE PAS PLIER". Le facteur l'a plié en deux au genou pour le forcer dans ma boîte aux lettres. Le disque fait un angle droit parfait.
Traduction : j'ai commandé les mauvaises références, je l'ai posé quand même, et maintenant c'est la faute du silicone. Variante avancée : "De toute façon avec le temps ça se tasse." Oui. Vers le bas. Jusqu'à s'effondrer.
Sentence prononcée devant une fissure de 3cm dans la chape, un carrelage qui sonne creux sur 40% de la surface, ou un plafond qui penche à 8°. Variante de luxe : "De loin c'est nickel."
L'excuse atomique. Employée quand le client n'avait clairement pas demandé ça, mais l'artisan a quand même une vieille note froissée qu'il sort comme une pièce à conviction. Fin de la discussion. Début de la procédure.
A raccordé l'évacuation des toilettes sur l'arrivée d'eau de la douche. Résultat : bain thermal à la boue dès le premier matin. Aucun regret affiché.
🏆 Grand Prix du Génie InverséA livré une rampe PMR à 35 degrés en jurant que c'est réglementaire. Pour emprunter un livre à la médiathèque, les bras de Teddy Riner sont recommandés.
⭐ Médaille de la Norme ÉlastiqueA nommé son fichier de mots de passe "MDP_NE_PAS_OUVRIR.txt" et l'a mis à la racine du serveur en prod. Art brut. Sécurité nette.
🩸 Prix de la Candeur AbsolueLa France a décidé de se moderniser. Le numérique allait tout simplifier. On allait supprimer le papier, fluidifier les démarches, mettre l'usager au centre. Voici ce que ça donne en vrai. Spoiler : le papier est toujours là. Il a juste un QR code dessus.
Pour prouver son existence au service des retraites, le portail 100% numérique demande d'imprimer un QR code, d'aller le faire tamponner physiquement à la mairie, de le scanner en noir et blanc (max 200 ko) et de l'envoyer par courrier postal.
Le futur est en marche. À 3 km/h. Avec une bosse.
Pour obtenir l'aide X, il faut joindre l'attestation Y. Pour obtenir l'attestation Y, il faut avoir reçu l'aide X. Le conseiller hausse les épaules : "Normalement ça marche."
Kafka avait juste raté sa vocation de consultant en dématérialisation.
Le portail unique censé éviter les doublons. En pratique : trois comptes différents qui ne se parlent pas, deux mots de passe oubliés, une fenêtre "Service indisponible" depuis 18 mois.
L'interopérabilité, c'est comme l'égalité : dans la Constitution, pas dans les serveurs.
Email auto : "Votre dossier sera traité sous 5 jours ouvrés." Quatre semaines plus tard : le même email. Un mois encore : même email, référence différente. Le dossier original est introuvable.
Ils ont automatisé la promesse. Pas le traitement.
Le jeu de données publiques est en ligne sur data.gouv.fr. Format : PDF scanné en mode paysage, qualité fax 1997. Le CSV "disponible" est un lien mort depuis le jour de la publication.
Open Data. Comme une porte fermée à clé mais sans poignée.
Après 23 minutes d'attente : "Nos conseillers sont indisponibles. Consultez notre site internet." Le site internet renvoie vers le numéro de téléphone.
Un cercle parfait. Kafkaïen, mais géométriquement impeccable.
Le suivi dit "Livré en boîte aux lettres" depuis 4 jours. La boîte est vide. Appel au service client : "Le colis est marqué livré, donc il est livré." Silence. "Vous êtes sûr d'avoir vérifié votre boîte aux lettres ?"
La réalité a tort. Le tracking a toujours raison.
Étape 1 : Le service client dit d'aller sur le site. Étape 2 : Le site dit d'appeler le service client. Étape 3 : transfert. Étape 4 : musique 14 min. Étape 5 : "Votre appel n'a pas abouti." Étape 6 : retour Étape 1.
C'est pas un service client. C'est un escape room sans sortie.
Email via formulaire. Réponse J+2 : "Prise en compte, réponse sous 5 jours." J+8 : "Contactez le service client par téléphone." J+12 : fermeture automatique du ticket pour "absence de réponse du client." Aucune question n'avait été posée.
Ils ont résolu le ticket. Pas le problème. Nuance administrative.
"Elle était là ce matin. Je comprends pas. J'ai mis le chemin complet pourtant."
Ça marche pas sur les autres ordis Kevin.
Ça n'a jamais marché.
Pandémie mondiale ? Numéro vert. Canicule à 47°C ? Numéro vert. Punaises de lit à Paris ? Numéro vert. Effondrement du système de retraites ? Numéro vert. Invasion de frelons asiatiques ? Numéro vert. Fissure dans le mur porteur de la République ? Numéro vert + cellule de crise + hashtag officiel.
Le numéro vert ne résout rien. Il ne peut rien résoudre.
Il est là pour que le ministre puisse dire en plateau TV
"un numéro vert a été mis en place" avec le regard
de quelqu'un qui vient de trouver la solution.
Le budget alloué aurait permis d'engager 3 personnes compétentes.
On a préféré un numéro vert.
Les opérateurs du numéro vert ont reçu 2 heures de formation.
La documentation est un PDF de 47 pages généré automatiquement.
La ligne est ouverte du lundi au vendredi, de 9h à 17h.
Les crises, elles, sont disponibles 24h/24.
* Ce numéro est fictif. Si vous avez besoin d'un vrai numéro vert, le gouvernement en a probablement créé un depuis la rédaction de cette page.
Le travail à la pisse ne se cache plus. Il s'est installé. Il a une chaise. Il est invité aux réunions. Il a même des certifications. Voici le phénomène documenté : comment l'incompétence est passée du statut de honte à celui de standard.
"C'est correct" est devenu un compliment. Réfléchis à ça.
Le bug a fait sa transition. Il est désormais "en attente de priorisation."
L'Agile n'a pas supprimé les retards. Il leur a donné un vocabulaire.
Plus la faute est grave, plus la phrase est longue. C'est une loi physique.
Un service de médiation indépendant, impartial, et accessible à tous les citoyens.
Il suffit de cliquer sur le bouton ci-dessous.
Approchez votre souris du bouton pour commencer la démarche.
Un formulaire. Deux minutes. Anonymat total.
Ta dénonciation alimentera l'archive la plus honnête d'internet.
Formulaire Google Forms · Données anonymisées · Aucune revente · Promis juré craché
// Article 1 — Nature du site
Alapisse.com est un site humoristique et satirique. Oui, vraiment. Pas une agence de notation. Pas un tribunal populaire. Pas non plus un service public — on livre, nous. Toutes les situations décrites sont utilisées à des fins de satire sociale, de dérision bienveillante et de thérapie collective par le rire. Si vous cherchez un avis juridique, vous êtes sur le mauvais site. Le bon site est indisponible. Réessayez dans quelques minutes.
Alapisse.com ne nomme aucune personne physique identifiable,
aucune entreprise précise, aucun prestataire en particulier.
Les situations décrites sont soit anonymisées, soit composites,
soit tellement universelles qu'elles appartiennent à tout le monde.
Si vous vous reconnaissez dans "Le Dev Poète" ou
"L'Architecte Conforme", c'est votre problème, pas le nôtre.
Note : l'attribut color="red" ci-dessus ne fonctionne pas en HTML5.
On l'a laissé. C'est à la pisse. C'est cohérent avec l'esprit du site.
Ce site ne constitue en aucun cas une incitation à quoi que ce soit d'autre qu'à rire de ce qui, parfois, ne mérite que ça. Et à témoigner. Et peut-être à exiger mieux. Mais d'abord rire.
// Article 2 — Témoignages reçus
Les témoignages soumis via le formulaire sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs. Alapisse.com se réserve le droit de ne pas publier, de modifier ou de supprimer tout contenu qui viserait nommément une personne ou une entreprise identifiable. On est là pour rigoler, pas pour lyncher. La nuance est importante. Elle fait toute la différence entre un site satirique et une audience correctionnelle.
// Article 2bis — Entreprises qui livrent des colis
Ce site évoque le cas générique "d'une entreprise qui livre des colis".
Toute ressemblance avec une entreprise réelle dont le logo serait jaune,
dont le numéro de service client comporterait exactement quatre chiffres,
et dont les véhicules seraient reconnaissables dans toutes les rues de France,
serait purement fortuite et relèverait
de la coïncidence la plus absolue.
Nous n'avons aucune idée de qui vous pensez.
Vraiment. Aucune idée.
(L'italique ci-dessus n'est pas fermé. C'est voulu.
Comme un dossier de réclamation resté ouvert depuis 6 semaines
et dont on vous a dit qu'il était "en cours de traitement".)
// Article 3 — Données & RGPD
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// Article 4 — Responsabilité (ou absence de)
Alapisse.com décline toute responsabilité en cas de : café renversé sur le clavier en lisant un témoignage, crise de fou rire en réunion après consultation du baromètre de pissite, sentiment soudain que votre artisan était finalement pas si mal, ou envie irrépressible d'envoyer le lien à votre beau-frère qui a refait sa salle de bain tout seul un week-end de novembre.
Ce concept est à céder. Sérieusement.
Alapisse.com — le nom, le concept, la communauté naissante, le positionnement unique — peut faire l'objet d'une reprise, d'un rachat ou d'un partenariat par toute personne ou structure souhaitant en faire quelque chose de grand : média, plateforme, association, podcast, franchise du sarcasme constructif, ou simple raison de se lever le matin.
On ne vend pas à n'importe qui. On vend à quelqu'un qui a compris le truc. Que rire du bâclé, c'est déjà ne plus l'accepter. Que l'humour est une posture politique. Et que "à la pisse" n'est pas un état définitif — c'est un diagnostic.
Contact : [email protected]
Inclure dans votre mail : vision du projet, budget indicatif, et une preuve que vous avez compris l'esprit. Les mails génériques au format "Bonjour je suis intéressé par votre concept" seront publiés dans le Hall of Fame à titre de témoignage édifiant.
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Toute ressemblance avec des situations réelles serait à la fois fortuite
et terriblement probable. C'est ça le drame.
Rédigé sans avocat.
À consulter avec humour.
Ne pas avaler.
Ne pas citer devant un juge non plus.